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L'article suivant a été publié le mercredi 7 octobre 2009 dans le Ottawa Citizen.
Un équilibre délicat entre la sécurité et les droits
Dans un article récent (29 septembre) intitulé « Missing the Target », Gar Pardy montre qu’il ne comprend pas l’application des certificats de sécurité et dénature les motifs pour lesquels le gouvernement du Canada a décidé de retirer certaines informations du dossier d’Adil Charkaoui.
Le gouvernement se trouvait devant un dilemme : retirer les informations et voir la cause qu’il défend depuis de nombreuses années avorter, ou dévoiler au grand public des informations très secrètes susceptibles de mener des terroristes en puissance directement à certaines de nos sources et divulguer nos méthodes d’enquête.
Nous avons choisi l’option la moins néfaste pour le Canada à long terme : retirer des informations du dossier. Un service de renseignements qui mettrait ses sources en péril perdrait toute crédibilité et se priverait d’un outil essentiel pour protéger son pays.
M. Pardy affirme que le SCRS doit maintenir le cap et chercher des solutions juridiques. C’est précisément la raison pour laquelle le Service appuie la décision de la Cour fédérale, c’est-à-dire certifier les questions qui permettraient le renvoi en Cour fédérale d’appel de certains éléments du dossier.
Pourquoi le SCRS persiste-t-il à défendre ce dossier depuis tant d’années? C’est la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Mme Beverley McLachlin, qui a répondu à cette question lors d’une récente allocution devant les membres du Ottawa Women’s Canadian Club et dont M. Pardy cite des extraits. En voici un autre :
[Traduction]
« Le terrorisme est une arme psychologique pointée à la fois vers les victimes immédiates et la société en général [...]. Les terroristes tentent d’arriver à leurs fins par la violence. Ils n’ont aucun respect pour les libertés individuelles ou pour la démocratie. Si nous chérissons nos libertés et l’histoire dans laquelle elles s’inscrivent, nous ne pouvons laisser qui que ce soit tenter de les détruire. Ce serait la fin des nos idéaux ».
C’est là l’autre élément qui assure le juste équilibre entre les droits et la sécurité auquel M. Pardy fait allusion.
Richard B. Fadden
Directeur, Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)