Bonjour. Je me nomme David McClelland et je suis directeur général de la Région des Prairies du Service canadien du renseignement de sécurité.
Le mandat du SCRS est de recueillir et d'analyser des informations au sujet des menaces pour la sécurité nationale du Canada et d'en faire rapport au gouvernement. C'est à ce titre qu'il a commencé à enquêter sur les activités de Ferid Imam et de Maiwand Yar.
Notre enquête s'est effectuée séparément de celles des organismes d'application de la loi, en parallèle avec celles-ci. Le SCRS n'est pas un service de police. Il recueille des renseignements de sécurité, c'est-à-dire de l'information sur les menaces pour la sécurité publique. Le SCRS a confié les pistes d'information qu'il a recueillies à la GRC qui, en collaboration avec ses partenaires, a lancé l'enquête criminelle dont les résultats nous ont rassemblés ici aujourd'hui.
Cette enquête est un autre brillant exemple de la relation solide qui unit le SCRS et la GRC : deux organismes indépendants qui ont des missions distinctes. Le SCRS poursuivra la sienne, qui consiste à recueillir des renseignements sur les menaces qui pèsent sur le Canada, ses intérêts et ceux de ses alliés, et à les transmettre au gouvernement.
Cela dit, le rôle du SCRS ne se limite pas au repérage des menaces pour la sécurité du pays. Le Service s'efforce aussi de comprendre d'où proviennent ces menaces. Il se demande comment et pourquoi une personne se radicalise. Il va sans dire que l'aboutissement d'une enquête par le dépôt d'accusations criminelles est toujours un événement désolant. Il y a quelque temps, les jeunes hommes visés par l'enquête qui nous intéresse étaient des étudiants à l'Université du Manitoba à l'avenir prometteur. Malheureusement, quelqu'un ou quelque chose a pris le dessus sur cet avenir. L'appareil du renseignement de sécurité s'efforce d'arriver à comprendre la dynamique de la radicalisation pour éviter que d'autres familles canadiennes aient à souffrir la perte d'un fils ou d'une fille pour une cause dont l'issue ne peut être favorable.
En outre, j'aimerais souligner à quel point l'affaire qui nous rassemble aujourd'hui illustre la nature transnationale de la menace terroriste. Les deux accusés sont canadiens, mais l'affaire a une portée internationale. Il est clair que la menace ne connaît pas de frontières.
Enfin, le dépôt d'accusations contre les deux jeunes hommes doit nous rappeler que le terrorisme est une menace bien réelle. Récemment, la condamnation de plusieurs personnes par des tribunaux canadiens – y compris la peine d'emprisonnement à perpétuité imposée ce mois-ci à un dirigeant des 18 de Toronto – a montré que la violence et l'extrémisme peuvent voir le jour même au Canada. Peu importe qui nous sommes, où nous habitons et d'où nous venons, il est de notre intérêt à tous de lutter contre les menaces pour le Canada et pour les Canadiens.
La sécurité publique est la priorité du SCRS. Le Service continuera de collaborer étroitement avec ses partenaires de l'appareil du renseignement au pays et à l'étranger afin de mener à bien sa mission d'enquêter sur les menaces pour la sécurité du Canada, de ses intérêts et de ceux de ses alliés partout dans le monde.
Merci.