Numéro de contrat : 30001-080008 001 CY
Date du contrat : 2009.03.05
POR n°. 094-08
Mars 31 2009
Préparé pour : Service canadien du renseignement de sécurité
Préparé par DECODE (D-Code)
401, rue Richmond Ouest
Bureau 251
Toronto (Ontario)
M5V 3A8
Tél. : 416-599-5400, poste 23
Téléc. : 416-599-5288
Courriel : info@decode.net
Étant donné le rôle essentiel que le SCRS joue dans le programme de sécurité nationale du gouvernement du Canada, le Service doit recruter de jeunes personnes pour assurer un renouvellement sain de son effectif. Afin d’évaluer la pertinence des moyens, des messages et des activités de recrutement qu’il utilise actuellement et de déterminer s’ils réussissent à attirer de jeunes Canadiens, le SCRS a demandé à DECODE de consulter de jeunes Canadiens susceptibles d’être des recrues éventuelles idéales et de comparer leurs réponses à celles d’employés embauchés récemment.
La présente étude vise avant tout à comprendre et à noter les attitudes des jeunes Canadiens à l’égard des activités de recrutement du SCRS grâce à une recherche qualitative effectuée auprès d’un public cible et de récents employés du SCRS. Les résultats de la recherche serviront à formuler des recommandations stratégiques et précises pour améliorer les activités de recrutement du SCRS.
Pour consulter le public cible, DECODE a utilisé sa méthode de discussion en ligne. Chaque discussion, qui comptait de huit à dix participants, a eu lieu sur le babillard électronique protégé par mot de passe de DECODE.
Des discussions ont eu lieu avec les groupes suivants :
En tout, 26 personnes qui ne travaillaient pas pour le SCRS et sept employés récents du SCRS ont participé à la recherche.
Nota : Compte tenu de la nature qualitative de léchantillon, les constatations contenues dans le présent document ne sont pas statistiquement représentatives de l’ensemble de la population.
Constatations
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) joue un rôle de premier plan dans la sécurité nationale du Canada en enquêtant sur les menaces pour la sécurité du Canada et en produisant des rapports sur ces menaces. Guidé par le principe de la primauté du droit et le respect des droits de la personne, le SCRS, qui fait partie du réseau intégré de la sécurité nationale du Canada, fournit des conseils au gouvernement sur ces menaces.
Étant donné le rôle essentiel que le SCRS joue dans le programme de sécurité nationale du gouvernement du Canada, le Service doit recruter de jeunes personnes pour assurer un renouvellement sain de son effectif. Pour savoir si les efforts qu’il déploie dans ce domaine sont efficaces auprès des jeunes, il a demandé à DECODE de consulter de jeunes Canadiens susceptibles d’être des recrues éventuelles idéales au sujet de ses moyens, de ses messages et de ses activités de recrutement.
Objectifs :
Le SCRS a déterminé les besoins particuliers suivants :
Voici certaines des principales questions qui nécessitent une réponse :
DECODE s’est servi de sa méthode de discussion en ligne pour consulter le public cible. Chaque discussion, qui comptait de huit à dix participants, a eu lieu sur le babillard électronique protégé par mot de passe de DECODE.
Des discussions ont eu lieu avec les groupes suivants :
Au total, 26 personnes qui ne travaillaient pas au SCRS et sept employés récents du SCRS ont participé à la recherche.
D’abord, DECODE a recruté des participants qui répondaient aux critères d’une courte liste de présélection. Les participants devaient être à deux ans d’obtenir leur diplôme universitaire. DECODE a établi un échantillon représentatif des deux sexes, de la diversité culturelle et de l’ensemble des régions et des domaines d’étude en puisant dans un réseau interne composé de plus de 600 personnes.
En collaboration avec le SCRS, DECODE a élaboré un guide de discussion qui portait sur les questions d’intérêt.
Il est important de noter que comme le projet visait à obtenir des données qualitatives, on ne peut attribuer une valeur statistique aux remarques attribuées à des participants de certaines origines.
Conformément aux règles de l’ARIM, DECODE s’est assuré :
Des gestionnaires de projets du SCRS ont sélectionné les membres du groupe d’employés du Service en se fondant sur des critères démographiques semblables. Comme il fallait protéger l’identité des employés du SCRS, DECODE n’a jamais communiqué directement avec le groupe d’employés du SCRS. Le personnel du SCRS s’est occupé des questions relatives à l’accès par mot de passe et au recrutement interne.
Groupes externes
Lors des discussions tenues avec le public cible, les participants ont exprimé diverses opinions concernant les personnes avec lesquelles ils s’entretiennent de leur carrière et de leurs employeurs éventuels. Les parents, les amis déjà membres de la population active, les enseignants, les professeurs, les agents de recrutement et les conseillers d’orientation professionnelle ont tous été mentionnés comme des personnes qui ont eu une influence sur divers aspects de la planification de carrière des participants.
Les participants jugeaient qu’il était essentiel d’avoir confiance en les compétences et l’expérience des personnes qui leur donnaient des conseils. Peu importe le rôle que ces personnes jouaient dans leur vie, les participants évaluaient leur aptitude à leur donner des conseils sur leur carrière. C’est pourquoi, pour de nombreux participants, la proximité d’une personne influente donnée sur le plan social n’avait pas une grande importance. De nombreux répondants hésitaient à se fier aux conseils de professeurs, de conseillers d’orientation professionnelle ou de parents mal renseignés. Cependant, lorsqu’ils considéraient qu’une personne influente était bien renseignée, ils accordaient de la valeur à ses conseils.
Fait intéressant, certains participants ont dit qu’ils hésitaient à se fier outre mesure aux conseils donnés par les employés des organismes qui voulaient les recruter. Il ont dit qu’ils se demandaient s’ils pouvaient se fier aux représentants d’organismes qu’ils rencontraient aux salons de l’emploi.
Groupe interne
Les employés récents du SCRS ont aussi déclaré que divers types de personnes avaient eu une influence sur leur choix de carrière et on souligné l’importance d’être à l’aise avec leurs choix. Un participant a dit avoir accepté une diminution de salaire pour travailler au SCRS, une décision à laquelle ses parents s’étaient d’abord opposés. En fin de compte, l’opinion du participant sur la qualité de sa vie et de son travail avait pesé plus lourd que celles des personnes de l’extérieur qui ont une influence.
Conséquences pour le SCRS
« Pour ce qui est du reste des facteurs qui influent sur mes décisions, je crois que ceux dont je vais tenir compte pour choisir l’entreprise ou l’organisation pour laquelle je vais travailler sont le salaire et les avantages sociaux offerts et la sécurité d’emploi dans l’organisation.
Les facteur qui vont influencer mon choix de carrière et ma satisfaction générale par rapport à mon travail sont la fierté que je tire du travail accompli, la capacité d’atteindre un bon équilibre entre mon travail et ma vie personnelle et les possibilités de formation et de développement de carrière que l’organisation offre dans mon domaine. » - Groupe externe
On a donné aux participants une liste d’attributs d’emploi et on leur a demandé d’indiquer ceux qu’ils trouvaient les plus importants. Voici la liste des attributs :
Parmi les attributs cités, le salaire élevé, les bons avantages sociaux et l’équilibre entre le travail et la vie personnelle sont ceux que les participants avaient tendance à choisir le plus souvent. Certains répondants accordaient une grande importance à la possibilité de travailler à l’extérieur du Canada, surtout les membres francophones.
Les valeurs de l’organisation, les possibilités d’avancement, la diversité de l’effectif et la formation et le développement de carrière étaient les attributs que les participants avaient tendance à choisir le moins souvent. Plusieurs participants ont observé que la perception des carrières et des emplois change avec l’expérience. Lorsqu’on vient d’obtenir son diplôme, la sécurité d’emploi et le salaire élevé sont les facteurs les plus importants. Plus on travaille, plus on accorde de l’importance à la formation, à l’avancement et aux valeurs du milieu de travail.
Presque tous les nouveaux employés du SCRS ont déclaré qu’un travail intéressant, un emploi aux tâches variées et la fierté tirée du travail accompli sont des attributs d’emploi souhaitables. Ils avaient moins tendance à choisir la diversité de l’effectif, l’équilibre entre le travail et la vie personnelle et les possibilités d’avancement. Il est aussi important de noter qu’ils n’ont pas mentionné que les occasions de voyage étaient des attributs d’emploi très importants pour eux.
Conséquences pour le SCRS :
“Les emplois que j’ai eu jusqu’à date on été trouvé par le bouche-à-oreille. Malgré que parfois j’aie envoyé des courriels à quelques employeurs via leurs site-webs parce que je trouvais leur travail très intéressant, je n’ai pas eu à postuler ma candidature. Je trouve la bouche-à-oreille, et/ou un dialogue avec l’employeur important parce que ça me permet de voir si les facteurs que j’avais soulignés comme important pour la question 2 sont présent.” – External Group
Une écrasante majorité de participants ont mentionné que les réseaux personnels étaient les sources les plus importantes d’occasions d’emploi concrètes. De nombreux participants ont exprimé un certain cynisme à propos des activités de recrutement de masse menées au moyen des sites Web de recherche d’emploi généraux, des annonces dans les journaux et des salons de l’emploi. Certains ont observé que ce sentiment pourrait très bien traduire une réorientation générationnelle, puisque leurs parents étaient plus susceptibles de croire qu’il suffisait de répondre au plus grand nombre possible d’offres d’emploi, en utilisant toutes les voies d’accès de masse disponibles, pour trouver de véritables pistes d’emploi. Les sites de recherche d’emploi généraux comme Monster.com ont souvent été décrits comme des sites trop encombrés et trop impersonnels pour offrir un moyen réaliste de trouver un emploi. Les participants étaient plus susceptibles de préférer répondre directement à des offres d’emploi affichées sur le site Web d’un employeur.
Certains participants trouvaient que les centres des carrières dans les universités présentaient un certain intérêt, même s’ils ne permettaient pas d’établir un lien direct avec les employeurs. Les participants qui ont dit que ces sources étaient utiles ont expliqué avoir comblé leur besoin de créer un lien personnel grâce aux discussions en personne qu’ils ont eues avec le personnel de ces centres.
Plusieurs participants ont dit que les salons de l’emploi les avaient déçus comme sources de pistes d’emploi valables. Certains d’entre eux croyaient que ces salons servaient surtout à obtenir des informations générales sur les employeurs et qu’ils devaient développer davantage leur réseau pour découvrir des occasions d’emploi concrètes. Même si de nombreux participants ont dit qu’ils s’étaient rendus à ces salons dans l’espoir d’élargir leur réseau, plusieurs d’entre eux ont exprimé des doutes quant à la capacité du personnel des kiosques de les aider à le faire.
Ainsi, les participants ont déclaré qu’ils ne s’attendaient pas à grand-chose lorsqu’ils postulaient un emploi sans d’abord avoir pu établir un lien personnel avec les responsables de l’embauche. La capacité de se constituer un réseau personnel par l’intermédiaire de la famille, des amis, des professeurs et des personnes ayant déjà un emploi était donc largement considérée comme un atout essentiel dans le marché du travail moderne.
Les répondants du groupe interne trouvaient aussi qu’un réseau personnel diversifié était la principale source d’informations valables sur les possibilités d’emploi. Fait intéressant, ils ont aussi déclaré qu’ils portaient attention aux sites Web de recrutement du gouvernement fédéral.
Conséquences pour le SCRS :
« C’est un emploi qui paraît vraiment génial et important mais je ne peux pas dire que j’aimerais travailler pour le Service canadien du renseignement de sécurité parce que j’ignore tout à son sujet. Je ne connais personne qui travaille pour cet organisme et je n’en ai jamais entendu parler. J’aimerais voir de mes yeux ce qu’il faitY J’ai d’autres objectifs en ce moment, mais si la bonne offre se présentait, j’y songerais. »
On a demandé aux participants de répondre à l’énoncé« J’aimerais beaucoup travailler pour le Service canadien du renseignement de sécurité » pour déterminer s’ils considéraient le SCRS comme un employeur éventuel et pour obtenir leurs réactions, positives ou négatives, à propos du Service
.La plupart des participants ont déclaré qu’ils n’avaient pas les informations nécessaires pour répondre à la question. Même si certains avaient l’idée générale que le SCRS remplit une fonction semblable à celle d’organismes équivalents mieux connus aux États‑Unis, comme la CIA et le FBI, plusieurs ont dit ignorer ce que faisait le personnel de tels organismes. Ces participants ont affirmé qu’ils ne connaissaient pas le mandat du SCRS, le type d’emplois qu’il offrait ou ses domaines d’activité. La plupart d’entre eux se sont dits curieux au sujet du Service et des occasions qu’il offre aux jeunes. D’autres doutaient que leurs compétences correspondent aux exigences qu’ils s’imaginaient que le SCRS devait avoir. Quelques-uns ont dit avoir l’impression qu’un emploi au SCRS risquait d’être ennuyeux ou trop administratif.
Une seule personne n’avait aucune envie d’explorer les occasions offertes au SCRS. Elle était mal à l’aise à l’idée de travailler dans un milieu qui exigeait le secret. Aucun participant n’a mentionné avoir une mauvaise impression du Service à cause du rôle qu’il avait joué dans un cas précis ou d’un enjeu particulier.
« Comme je ne savais presque rien du SCRS avant de commencer le processus de recrutement, on pourrait dire la même chose des emplois offerts. Je serais donc surpris si des gens spécialisés dans d’autres domaines (techn., admin., autre discipline universitaire) considéraient le SCRS comme l’un des meilleurs endroits où travailler parce qu’à mon avis, les gens ne sont tout simplement pas au courant .» – Groupe interne
Lorsqu’on a demandé aux participants quelles étaient leurs impressions du SCRS avant d’y travailler, les avis étaient partagés entre ceux qui n’avaient pratiquement aucune idée du genre d’occasions que le SCRS offrait et ceux (surtout des fonctionnaires fédéraux) pour qui le SCRS était entouré d’un certain mystère au sein de la fonction publique fédérale. Un participant a mentionné que Monster.com avait nommé le SCRS l’un des 100 meilleurs employeurs au Canada.
Plusieurs participants ont déclaré que, même si, au départ, ils ignoraient largement le niveau de qualité des occasions d’emploi que le SCRS leur offrait, le long processus de recrutement les avait motivés. Pour eux, la nature concurrentielle du processus de recrutement de l’organisme signifiait que le Service offrait des emplois de qualité supérieure aux personnes qu’il recrutait.
Conséquences pour le SCRS
On a ensuite demandé aux participants de dire s’ils se sentaient capables d’être des employés du SCRS. On peut encore observer une variété de réponses à cette question.
Certains participants ont dit qu’ils se sentaient capables de travailler pour le Service et ont décrit comment ils prenaient conscience de l’existence d’autres employeurs particuliers (comme le ministère de la Défense nationale) au fur et à mesure que la fin de leurs études approchait. Même s’ils ne connaissaient pas les emplois offerts ou les compétences requises, ils ont déclaré qu’ils envisageraient de faire carrière au Service s’ils obtenaient plus d’informations. Toutefois, d’autres présumaient ne pas avoir les compétences nécessaires parce qu’ils connaissaient mal l’organisme.
Un participant a exprimé le besoin de mieux comprendre les codes moral et d’éthique qui régissent les activités du SCRS avant de répondre à la question, mais il est rare que des membres des groupes aient donné ce type de réponse.
Comme dans le cas des groupes externes, les nouveaux employés du SCRS ont déclaré qu’ils en savaient peu sur les différents emplois au SCRS. Ils présumaient qu’ils étaient incapables de travailler pour un organisme comme le SCRS avant d’avoir reçu des informations précises ou entamé le processus de recrutement. Certains participants ont observé que même lorsqu’ils avaient postulé un emploi au SCRS, il ne s’étaient concentrés que sur les exigences particulières du poste voulu et ne savaient pas trop quelle était leur place dans l’ensemble de l’organisme.
Conséquences :
“Le site n´explique pas tellement le travaille d´un agent de renseignments. Ca l´aire come un travaille de recherche et ecrivant des papiers de recherche come dans ee´cole. Ca m´interesse pas.” – External Group
On a demandé aux participants de faire une recherche en ligne sur le SCRS du point de vue d’une personne qui aimerait faire une demande d’emploi au Service.
Tous les participants ont trouvé le site Web du SCRS au moyen d’un moteur de recherche, et quelques participants ont aussi déclaré avoir lu des articles sur le SCRS dans des sites d’information générale comme Wikipedia.org. Il semble que le site Web ait généralement laissé une bonne impression au sujet de sa convivialité, de son accessibilité et de la clarté de ses fonctions de navigation. Très peu de participants ont mentionné avoir consulté les sections du site Web sur l’historique ou le mandat du SCRS.
La plupart des participants ont dit avoir d’abord consulté la section du site Web sur les carrières au SCRS et ont ajouté que le ton était très invitant sur le plan du recrutement. Bon nombre d’entre eux ont affirmé avoir appris avec joie que le SCRS embauchait des diplômés ayant fait des études dans des domaines très divers.
Cependant, beaucoup de participants ont déclaré avoir trouvé au début que l’utilisation de modèles et d’images était inutile et, au bout du compte, détournait l’attention des principaux messages. Il semble que les participants conservaient ou non cette impression pendant leur exploration du site Web selon qu’ils trouvaient ou non des occasions qui leur convenaient. Les personnes qui trouvaient des emplois pour lesquels elles avaient les qualités nécessaires gardaient une impression générale du site Web favorable. Celles qui ne trouvaient pas d’emploi pour lesquels elles avaient les qualités nécessaires se sont dites frustrés du fossé entre le ton invitant du site Web et le manque d’occasions propices. En particulier, certains participants ont dit qu’ils trouvaient frustrant de devoir lire une offre d’emploi au complet avant de savoir s’ils possédaient les qualités nécessaires ou non.
De plus, certains participants ont mis en doute l’utilité de la section « Possibilités de carrière immédiates » et ont remarqué que la date limite de plusieurs offres d’emploi était en décembre 2009. Cela leur donnait l’impression que le SCRS fait simplement accumuler des curriculum vitae plutôt que d’afficher des occasions d’emploi réelles et les décourageait de poser leur candidature.
« Pour attirer des personnes compétitives, le SCRS doit définir le défi dès le départ, pour que le lecteur se demande « suis-je à la hauteur? », plutôt que de se vanter comme un employeur fantastique. Je crois sincèrement que le SCRS devrait se vendre en fonction du travail des AR et de ce qu’il exige (réinstallations de dernière minute, aucun mot à dire sur la date ou la destination, réunions tard le soir, tests polygraphiques, etc.) pour que les candidats sachent ce qu’on attend d’eux. Il devrait aussi l’assumer pleinement (par exemple, supprimer tous les superlatifs comme le mot « passionnant », puisque l’emploi devrait l’être sans qu’il soit nécessaire de le préciser. » - Groupe interne
Les participants du groupe interne ont généralement formulé les mêmes plaintes que ceux des groupes externes. Toutefois, de nombreux nouveaux employés du SCRS ont ajouté que le site Web donnait l’impression que le Service voulait recruter à tout prix. Plusieurs participants ont dit que selon eux, le principal défi de recrutement du SCRS consiste probablement à trouver des personnes qui ne reculeront pas devant les exigences de l’emploi. En conséquence, de nombreux participants croyaient que dans son site Web, le SCRS devrait davantage mettre l’accent sur la nature exigeante du travail pour donner une meilleure chance aux candidats éventuels de s’éliminer eux-même du processus de recrutement.
En ce qui concerne les descriptions d’emploi, certains participants ont trouvé que le site Web ne contenait pas assez d’informations sur le sujet ni sur les grands domaines de la sécurité auxquels les activités du Service sont liées.
Conséquences pour le SCRS :
“Le kiosque avait l’air de presque tous les autres emplois gouvernementaux comme les forces canadiennes, la Gendarmerie royale du Canada ou le ministère des Finances. Il semblait que les emplois qui étaient là pour encourager des gens ne s’intéressent trop à parler ou convaincre des gens de mettre leur application à SCRS.” – External Group
On a demandé aux participants s’ils se souvenaient avoir déjà vu quelque chose par rapport au recrutement au SCRS. Pratiquement aucun membre des groupes externes ne se souvenait avoir vu des annonces, dans le Web ou ailleurs, sur le recrutement au SCRS. Un participant se souvenait avoir vu une annonce dans un dépliant sur les emplois dans la fonction publique, un autre a dit avoir vu une annonce à la télévision et un troisième se souvenait avoir vu une affiche dans son département à l’université. Ce dernier répondant a affirmé que l’affiche contenait trop de texte et était trop générale pour intéresser ses pairs dans son domaine d’étude. En conséquence, même après avoir lu l’affiche, le répondant n’avait pas eu envie de consulter le site Web ou de postuler un emploi. Certains participants ont déclaré que les annonces publiques sur les emplois au gouvernement fédéral n’étaient pas particulièrement efficaces. Des participants ont dit éprouver du cynisme à propos de ces tentatives, car ils présumaient que le processus d’embauche était trop long et difficile.
Lorsqu’on leur a demandé sur quel type de publicité le SCRS devrait dépenser son argent, les participants ont répondu que le SCRS devrait acheter de l’espace publicitaire dans les campus universitaire ou à proximité, surtout près des centres des carrières.
Pour ce qui est des activités de rapprochement, certains participants ont déclaré qu’ils se souvenaient avoir reçu des courriels de leur département à propos d’occasions d’emploi au SCRS ou avoir vu un kiosque du SCRS à un salon de l’emploi. Les opinions sur la qualité des kiosques variaient. Certains ont observé que les kiosques du SCRS ne se distinguent pas de ceux des autres organismes fédéraux. D’autres se sont plaints que le personnel aux kiosques avait été peu utile.
Lorsqu’on leur a demandé sur quelles activités de rapprochement le SCRS devrait se concentrer, les participants ont recommandé que le SCRS cherche à accroître sa présence dans les salons de l’emploi, ce qui est curieux, puisque de nombreux participants avaient auparavant exprimé le cynisme qu’ils éprouvaient à propos de leur expérience des salons de l’emploi. Il semble que malgré tout, les participants croient que de bons kiosques munis de représentants enthousiastes ayant de grandes connaissances et une réelle expérience feraient mieux connaître les occasions d’emploi au SCRS et inciteraient davantage les gens à postuler un emploi.
La plupart des employés du SCRS se souvenaient d’une annonce ou d’une activité de rapprochement sous une forme ou une autre. Au sujet de la publicité, des participants ont mentionné se souvenir avoir vu des affiches et des annonces dans les journaux, mais ont exprimé des avis différents sur l’intérêt que ces activités suscitaient. Des participants ont aussi dit se souvenir avoir vu des kiosques du SCRS à des salons de l’emploi. Quelques participants se sont aussi souvenus qu’on s’était adressé à eux au moyen d’un courriel envoyé dans leur département. D’autres ont affirmé qu’un ami ou un parent leur avait parlé du Service.
Conséquences pour le SCRS :
On a demandé aux nouveaux employés du SCRS à quel point ils étaient satisfaits de leur emploi et dans quelle mesure le processus de recrutement avait répondu à leurs attentes. Tous les membres du groupe interne se sont dits très satisfaits de leur emploi actuel et ont mentionné le caractère intéressant et stimulant de leur travail, l’intégrité et les valeurs de leurs collègues et de la direction, et le sentiment que le travail réalisé au SCRS est utile à la société canadienne. Même si la plupart des participants ont affirmé qu’ils recommanderaient à leurs amis ou à leurs pairs une carrière au SCRS, ils ont observé que les emplois au SCRS, surtout ceux des agents de renseignements, étaient très exigeants et ne convenaient pas à tout le monde.
Un participant a fait remarquer que la qualité de la formation en français laissait à désirer. Presque tous les participants ont dit que les processus de recrutement et de formation étaient longs et exigeants, mais ont reconnu que le temps qui y était consacré était essentiel pour repérer les bons candidats. Un participant a proposé que le SCRS donne un peu plus de détails sur l’emploi pendant le processus de recrutement pour mieux préparer les recrues éventuelles aux exigences du poste.
Conséquences pour le SCRS :