La Loi sur la protection des renseignements personnels
Aperçu du Service canadien du renseignement de sécurité
Section de l'accès à l'information et de la protection des renseignements personnels
Délégation de pouvoir
Demandes présentées en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels
Répartition des demandes traitées
Délais de traitement et prorogations
Exceptions invoquées
Exclusions citées
Corrections et notes
Méthode d'accès
Coûts
Rapport statistique
Faits saillants et réalisations
Chapitre III - Divers
Couplage et partage des données
Sensibilisation et formation
Mise en oeuvre de nouvelles politiques ou procédures liées à la protection
des renseignements personnels
Communications de renseignements personnels à déclarer en vertu de l'article 8 de la Loi
Changements importants apportés à l'organisme, à ses programmes, à ses activités ou à ses politiques
Changements apportés en réponse à des préoccupations soulevées par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP)
Évaluations des facteurs relatifs à la vie privée
Plaintes et enquêtes
Affaires devant la Cour fédérale
Annexe A : Ordonnance de délégation - Loi sur la protection des renseignements personnels
Annexe B : Rapport statistique - Loi sur la protection des renseignements personnels
La Loi sur la protection des renseignements personnels (ci-après appelée la « Loi ») est entrée en vigueur le 1er juillet 1983. Conformément au paragraphe 12(1) de la Loi, les Canadiens, les résidents permanents et les personnes qui se trouvent au Canada ont le droit de se faire communiquer des renseignements personnels relevant du gouvernement du Canada. Un juste équilibre doit être atteint entre le droit du public d'avoir accès aux informations et le besoin légitime de protéger les informations de nature délicate et d'assurer le bon fonctionnement du gouvernement, tout en favorisant la transparence et la responsabilisation au sein des institutions fédérales.
De plus, la Loi protège la vie privée en empêchant les personnes d'avoir accès à des renseignements personnels qui ne les concernent pas et contient des dispositions sur la collecte, la conservation, l'usage et la communication des renseignements personnels.
Conformément à l'article 72 de la Loi, le responsable de chaque institution fédérale doit présenter au Parlement un rapport annuel sur l'application de la Loi au cours de l'exercice financier. Le présent rapport fait état de la façon dont le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a administré la Loi en 2010-2011.
En 1984, le Parlement a adopté une loi visant à créer un service civil de renseignement de sécurité. Cette loi a non seulement donné naissance au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), mais elle a aussi clarifié les distinctions entre les activités de renseignement de sécurité et celles d'application de la loi, mettant ainsi fin aux liens qui existaient depuis 120 ans entre le renseignement de sécurité et la police fédérale. Le SCRS a vu le jour le 16 juillet 1984.
Comme le SCRS occupe une place de premier rang au sein de l'appareil de sécurité nationale au Canada, ses programmes sont proactifs et préventifs. Son rôle consiste à enquêter sur des menaces, à analyser des informations et à produire des renseignements. Le SCRS fait ensuite rapport au gouvernement du Canada et le conseille afin de protéger le pays et ses citoyens. Le terrorisme, l'espionnage, l'ingérence étrangère, la prolifération des armes de destruction massive et le cyber-trafiquage visant les infrastructures essentielles figurent parmi les principales menaces.
Par l'entremise de son programme de filtrage de sécurité, le SCRS empêche les individus qui ne sont pas canadiens et qui suscitent des préoccupations sur le plan de la sécurité d'entrer au Canada ou d'obtenir le statut de résident permanent ou la citoyenneté. Le Service protège aussi les informations confidentielles du gouvernement du Canada contre les gouvernements étrangers et les autres entités qui pourraient représenter un risque.
Le rôle proactif du SCRS est différent de celui des organismes d'application de la loi comme les services de police qui enquêtent sur des crimes et recueillent des preuves dans le but d'intenter des poursuites et d'obtenir des condamnations criminelles.
La Section de l'accès à l'information et de la protection des renseignements personnels (SAIPRP) fait partie du Secrétariat et compte 15 employés pour remplir les obligations du Service prévues par la Loi sur l'accès à l'information et la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les Services juridiques du SCRS leur fournissent des conseils juridiques selon les besoins.
Lorsque tous ses postes sont dotés, la SAIPRP comprend un chef, un chef adjoint, trois sous-chefs, neuf analystes et un agent. Tous les employés de la SAIPRP se consacrent entièrement à l'administration du programme d'accès à l'information et de protection des renseignements personnels du SCRS en offrant aux clients un service rapide de grande qualité. Pendant la période visée, 14 postes de la SAIPRP étaient comblés et un poste de Chef d'équipe était vacant.
Voici les responsabilités de la SAIPRP dans l'application de la Loi sur la protection des renseignements personnels :
Conformément à l'article 73 de la Loi sur la protection des renseignements personnels, le ministre de la Sécurité publique a signé une délégation de pouvoir permettant au directeur du SCRS, au directeur adjoint du Secrétariat, au directeur général du Secrétariat et au chef de la SAIPRP d'exercer certains de ses pouvoirs, de ses attributions et de ses fonctions à titre de responsable de l'institution. L'ordonnance a été signée par le ministre de la Sécurité publique, l'honorable Vic Toews, le 26 février 2010. Une copie de l'ordonnance de délégation ministérielle au SCRS figure à l'annexe A.
Les clients du SCRS qui présentent des demandes de renseignements personnels sont surtout des personnes qui ont fait l'objet d'une enquête en vue de l'obtention d'une cote de sécurité et de simples citoyens qui veulent savoir si le Service possède des renseignements à leur sujet. Pendant la période visée, le SCRS a :

Longue description de demandes de renseignements personnels tableau >>
En 2010-2011, 393 demandes ont été traitées, c'est-à-dire :

Longue description de la disposition des demandes traitées tableau >>
En 2010-2011, la SAIPRP du SCRS a traité 99% des demandes présentées en vertu de la Loi dans les 60 jours suivant la réception de la demande. Les demandes ont été traitées dans les délais suivants :

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La SAIPRP a invoqué 240 fois des exceptions en vertu de la Loi :
Aucune exclusion n'a été citée aux termes de l'article 70 de la Loi, qui concerne les documents confidentiels du Conseil privé de la Reine pour le Canada.
La SAIPRP n'a reçu aucune demande de correction.
Dans les cas où des documents ont été communiqués, 91 requérants ont choisi de recevoir leur propre copie des renseignements demandés.
En 2010-2011, la SAIPRP a engagé des frais salariaux estimés à 534,000 $ pour administrer la Loi sur la protection des renseignements personnels.
L'annexe B contient un résumé du rapport statistique des demandes présentées en vertu de la Loi sur la protection des renseignements privés qui ont été traitées par le SCRS au cours de l'exercice 2010-2011.
Le SCRS a fait des efforts considérables pour respecter toutes les exigences obligatoires en matière de production de rapports prévues par la Loi sur la protection des renseignements personnels. Le chapitre sur le SCRS dans Info Source a été mis à jour, un fichier de renseignements personnels (FRP) spécifique à notre institution a été enregistré. Le rapport annuel de 2009-2010 sur l'application de la Loi présenté au Parlement par le SCRS satisfaisait à toutes les exigences obligatoires du SCT en matière de production de rapports.
Pour des raisons de sécurité nationale, le Service n'est pas en mesure de faire état publiquement de ses activités de couplage ou de partage des données.
En 2010-2011, la SAIPRP a continué de donner à tous les nouveaux employés des séances de sensibilisation aux questions d'accès à l'information et de protection des renseignements personnels. Elle a également tenu un certain nombre de séances pour des gestionnaires et des groupes spécialisés.
Au cours des 13 séances organisées pendant la période visée, la SAIPRP a donné à 331 participants un aperçu de la Loi sur l'accès à l'information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels, et leur a permis de mieux comprendre leurs obligations ainsi que le processus en place au SCRS.
Rien à signaler.
Pendant la période visée, le Service a communiqué à deux reprises des renseignements personnels aux termes de l'alinéa 8(2)e) de la Loi. Il n'a communiqué aucun renseignement personnel en vertu des alinéas 8(2)f) ou 8(2)m) de la Loi.
Rien à signaler.
Rien à signaler.
La directive du SCT sur l'évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFRP) est en vigueur depuis le 1 avril 2010. L'EFRP est un cadre de référence pour s'assurer que la vie privée est protégée tout au long de la conception ou de la modification d'un programme ou d'un service. L'EFRP permet de déterminer dans quelle mesure les propositions sont conformes aux lois applicables et aide les gestionnaires et les décideurs à éviter ou à réduire les risques de divulgation de renseignements personnels ainsi qu'à élaborer des politiques, des programmes et des systèmes en toute connaissance de cause.
Durant la période visée par ce rapport:
L'EFRP qui a été achevée et acheminée au CPVP par le Service est classifiée. Pour des raisons de sécurité nationale, aucune information additionnelle ne sera fournie.
Au total, 15 plaintes ont été déposées au CPVP en 2010-2011 pour les raisons suivantes :
Pendant la même période, 8 enquêtes sur des plaintes ont été terminées, selon la répartition suivante :
Au total, 20 plaintes demeurent actives.
Aucune affaire nouvelle ou en suspens devant la Cour fédérale ne concerne le SCRS.